Aujourd'hui, c'était la reprise officielle du boulot même si, depuis vendredi, j'ai officieusement repris le collier et commencé à tâter la température du bouillon. Parlant de bouillon, on risque de le boire et jusqu'à la lie. C'est sans doute la plus merdique rentrée de toute mon histoire à l'éduc qui se profile et j'ai commencé en 78, mon bon monsieur. C'est bien simple, on a plus vite fait de dresser la liste de ce qui va (encore).

Le chantier (commencé en 2000 et terminé en 2006... ah,ben non, tiens) accuse un retard lamentable. Pour faire bref, on est quasiment au 28 août au même avancement qu'au 12 juillet. Et c'est les fonctionnaires les glandeurs.

2 des 5 niveaux à livrer sont sinistrés en raison du départ d'entreprises qui en avaient marre ou d'inondations causées par le départ de l'étancheur (il fait partie de ceux qui en avaient marre).

Les logements de fonction de 3 adjoints ont été repoussé toute l'année et bâclés début juillet les laissant rentrer dans des gourbis immondes et pleins de défauts, bonjour la prise de poste.

Le mobilier que la région avait oublié de commander au 13 juillet (oups, vous allez rire) a fait l'objet d'une gestion dans la précipitation avec une livraison, montage, installation durant la période de fermeture du bahut. Je crois qu'il faudra quelques photos pour donner une idée du bordel.

La commission de sécurité qui va passer demain va au mieux pouffer de rire et remettre un avis défavorable, au pire remettre l'avis défavorable sans rire du tout.

Pour couronner le pompon, j'ai vu le dossier d'un bon collègue qui veut me piquer ma place. Il est bien sûr strictement motivé par un amour fou pour les établissements scolaires et pas du tout par la modeste revalorisation de statut en jeu. Curieusement, il n'avait pas la même attirance il y a deux ans quand le poste était vacant et que personne n'en voulait.

J'ai tes coordonnées mon ami, je pense que je vais t'abonner à quelques newsletters sur la déontologie et l'éthique.

C'est quand les vacances?